Willem Delbois : TheLove, plein de Positive Vybz Only

Positivité et passion sont deux des mots qui pourraient décrire TheLove et sa musique. Son crédo ? Positive.Vibes.Only :

Bonjour Willem, pourrais-tu te présenter aux lecteurs ?

Bonjour, je m’appelle Willem Delbois, j’ai 27 ans et je suis originaire de la Martinique, plus précisément du Diamant où j’ai passé la plus grande partie de ma jeunesse.

Pourquoi ce choix de “TheLove” comme pseudonyme ? 

En fait c’est parti du milieu professionnel où pas mal de gens m’appelaient déjà “Willy La Love” par rapport à mon prénom et c’est vrai que je suis jovial, je suis quelqu’un d’assez cool, j’aime bien sourire. Même quand je suis fâché ou que j’ai mes problèmes comme tout le monde, j’ai tendance à tout le temps rigoler. Au fur et à mesure c’est passé de “Willy La Love” à “TheLove”. C’est quelque chose qu’on n’entend pas forcément partout, j’aime bien, ça a son originalité.

C’est un surnom très positif, est-ce quelque chose d’important pour toi ? 

Oui c’est complètement positif et tu as sûrement remarqué le sigle “P.V.O” qui revient très souvent, qui signifie “Positive Vibes Only” et c’est quelque chose que j’associe beaucoup avec mon image. D’ailleurs il y aura bientôt des articles “P.V.O”, on travaille beaucoup dessus.

Quand as-tu commencé la musique ? 

J’ai commencé sérieusement il y a 1 an et demi, quasiment 2 ans. C’est venu à un moment où je ne m’y attendais pas trop. C’est quelque chose que je faisais déjà depuis très longtemps mais j’observais beaucoup, je fréquentais des gens sur des open-mic au Diamant en Martinique. Des gens pas connus du grand public mais performants et connus dans la commune comme Pill MC avec qui j’ai fait le titre Assé Menti. À cette période je le faisais par passion mais vraiment pour moi-même et Pill MC est venu vers moi et m’a demandé pourquoi je ne m’exprimais pas un peu plus fort. J’ai essayé, ça a plu et du coup j’ai continué. Ensuite d’un son à un autre j’ai appris à trouver mon style, parce que tu commences toujours en essayant de dénoncer des choses par exemple et ensuite tu t’affirmes. Ça reste une grande passion pour moi puisque j’ai déjà ma vie professionnelle à côté, mais j’adore ça.

Comment qualifierais-tu ton style ?  

Je ne sais pas moi-même *rires*, c’est Positive Vibes Only. Certains pourront dire que je tourne en rond mais en fait non, parce que j’adore ces vibes positives où tu peux parler de sentiments, d’art, de plein de choses à la fois donc je ne sais même pas dans quelle case je me serais mis. D’ailleurs je n’aime pas trop parler de cases, parce que j’aime bien être libre. Je me réfère beaucoup à mes origines, à tout ce qui est un peu suave, musique afro-caribéenne, mais mon style, chacun pourra le définir comme il veut et c’est ce que j’aime. Les gens me disent souvent que chacun peut trouver ce qu’il aime dans ma musique, et je reçois beaucoup d’avis différents sur la manière de la caractériser. Je fais d’abord des vibes positives, que je réfère beaucoup aux sentiments qui changent tout le temps !

On t’entend souvent dire “Nancy” au début de tes chansons, pourquoi ? 

Beaucoup de personnes me posent la question. Ça peut paraitre un peu fou dit comme ça, mais c’est le nom que je donne à la voix qui me parle dans ma tête, celle qui me souffle mes bonnes idées. Cette force non physique qui m’habite. L’être en soi ! Je pense que chaque homme possède un soi intérieur . Un ange ou on peut appeler ça comme on veut. Moi c’est Nancy, mon subconscient.  À ne pas confondre avec mon vrai moi, qui voudrait dire que je suis peut être fille au fond *rires*. Je parle bien de quelque chose de non physique, une force. Voilà, c’est elle Nancy. La science humaine me fascine, les sentiments, les ressentis, les forces, les attractions etc.

As-tu eu des difficultés depuis tes débuts ? 

Non parce que je prends tout ce qui vient au feeling. Je prends l’exemple de Pause, on ne devait en faire qu’un seul et au final il y en a trois, il y en aura peut-être quatre, on va peut-être en faire une histoire, un EP etc. Je n’ai personne derrière moi qui me dit quoi faire. Même si quelque chose me freinait je pense qu’il y a toujours une solution. Beaucoup de gens se plaignent au niveau des médias, des gens qui ne les poussent pas. Je préfère chercher les solutions au lieu de pointer du doigt. C’est bien que certains le fassent mais je pense que quelques personnes suffisent, comme les artistes qui sont déjà passés par là. Mais je pense qu’il faut mettre plus de force dans l’action. Comme tout le monde je vois bien qu’il y a des difficultés, mais je préfère chercher des moyens d’agir.

Un moment positif dont tu te souviendras dans 10 ou 15 ans ? 

Déjà ma première scéne au EHK Lounge à Paris, forcément c’est ta première donc tu vas toujours t’en souvenir. C’était bien goupillé, j’avais déjà eu des sollicitations avant mais on a attendu et au final c’est un travail qu’on faisait depuis un moment qui a été récompensé. Je me suis vraiment amusé, d’ailleurs les vidéos seront bientôt disponibles. Avec mes frères (mes meilleurs amis), on s’est imaginé cette scène là et c’était également un de mes meilleurs moments. Après j’en vis tous les jours parce que je rencontre des personnes superbes dont j’apprends beaucoup. Il y en a encore d’autres qui arrivent.

En parlant de rencontres, tu as pu travailler avec le 3AM Squad, un groupe de beatmakers martiniquais. Comment s’est passée cette collaboration ? 

Le premier avec qui j’ai pris contact c’était Dj Wiwi’x puisque je connais son grand frère. On s’est présenté il a aimé mon travail et c’était pareil pour moi. Aujourd’hui je travaille étroitement avec eux, ils sont trois puisqu’il y a Tomeus Beats, WaydeBeatz et Dj Wiwi’x du coup. J’aime bien ce qu’ils font et j’aime bien travailler avec eux. Ils font vraiment du bon boulot.

Y aurait-il d’autres beatmakers/artistes avec qui tu aimerais bien collaborer dans le futur ? 

Niveau artistes je n’ai pas vraiment de nom précis pour le moment parce que je suis encore tout jeune dans la musique et j’essaie de me focaliser sur moi pour fournir un travail propre. J’ai fait quelques collaborations avec certains artistes qui vont sortir bientôt, il y a beaucoup de projets qui arrivent. Mais il y a beaucoup de beatmakers avec qui je travaille, il y a ItsFuckingTrack, Dj Hey Bony et Cyril D’Alexis par exemple.

Tu as récemment sorti Pause parties 1,2 et 3 qui ont un rythme plus caribéen que tes anciens sons, est-ce un changement à long terme selon toi ? D’ailleurs, pourquoi les perroquets sur les covers ? *rires*

Je pense que les sons Pause me ressemblent beaucoup, pas forcément par rapport au dancehall mais parce que j’aime bien pouvoir m’exprimer comme je veux et raconter des choses, comme j’ai dit ce sont les sentiments et ils changent tout le temps. Ça parle beaucoup aux filles, il y a beaucoup plus de filles qui écoutent mais c’est normal. Je ne me force pas en me disant que je vais faire du son pour les filles, je fais du son et après si ça plaît tant mieux. Mais ça coïncide avec mon personnage, je ne m’invente pas de vie, je raconte ce que j’ai envie de raconter et j’aime beaucoup ces sonorités caribéennes justement. Et les perroquets je trouvais que ça faisait un peu tropical, j’aimais bien !

Si tu devais faire un top 3 de tes chansons, ce serait quoi ? 

C’est très difficile comme question *rires*, parce que j’ai fait des chansons qui ne sont pas encore sorties que j’aime beaucoup donc je vais essayer de le faire avec ce que vous connaissez déjà. Je vais dire Pause Pt.3, Pause Pt.2 et Obsession. Après il y en a beaucoup d’autres que j’aime bien sûr.

Selon toi, comment se porte la scène musicale antillaise ? 

De mon point de vue, la scène se porte bien, tout simplement parce que j’essaie toujours de regarder les choses positives. Je ne vais pas faire l’hypocrite, il y a des problèmes mais chaque artiste trouvera toujours son public. C’est le public lui-même qui décide de valider ou non. Aujourd’hui il y a du buzz à tous les coins de rue, donc ça veut dire que le public répond présent pour certains artistes et certains styles, mais pas forcément pour d’autres. Mais il y a une diversité, un public, et chacun trouve la musique qu’il aime.

Ton dernier projet Attitude est sorti en 2016, en as-tu un autre prévu pour bientôt ? 

Je ne sais pas encore mais ça ne saurait tarder. Je travaille maintenant avec Jaiye – Distribution, puisque je suis signé chez eux. Il faut s’attendre à des nouveautés au niveau visuel également. Un projet je ne pourrais pas vraiment te dire, mais il y a pas mal de choses qui arrivent.

Aurais-tu un mot de la fin pour nos lecteurs ? 

POSITIVE VIBES ONLY COMIN’ FOR REAL …
Can’t stop, won’t stop ✌🏾🌎⚡

Retrouvez l’actualité de TheLove :

Souncloud : TheLove

Youtube : TheLove

Twitter : @TheLove972

Instagram : @iamthelove1

Facebook : TheLove1Music

Merci à Willem pour avoir répondu à nos questions, ainsi que pour le temps qu’il nous a accordé. Nous lui souhaitons bon courage pour la suite de son parcours musical.

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