W.Bricks : La trap music à la sauce antillaise

Bonjour, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Bonjour, W.Bricks – Je viens du Lamentin, Martinique.

D’où te vient ton nom de scène ?

Le W. c’est par rapport à mon prénom et « Bricks » parce que c’est le nerf de la guerre, le nerf du trap. Mais c’est plus pour représenter l’argent du business que le business en lui-même.

Quand as-tu commencé la musique ?

Mon premier son « Hard & Trippy » c’était en juillet 2015 si je me souviens bien. Mais sinon « Back in the days » on faisait déjà des sons, mais rien de compétent comme on fait actuellement. Donc on va dire que je me suis vraiment lancé il y a 2 ans.

Qu’est-ce qui t’a fait te lancer dans la musique ?

Il n’y a pas vraiment de raison particulière. Pour moi, la musique c’est un moyen de m’exprimer. Je sentais que je pouvais apporter quelque chose de nouveau à la scène trap/rap du pays et c’est ce que j’essaie de faire sur tous mes sons et projets, quelque chose de différent. Je raconte ma vie de tous les jours. Pas forcément de la trap au plus vendeur.

Es-tu artiste à plein temps ?

L’année dernière oui, mais cette année ce n’est plus le cas. Je ne vis pas encore pleinement de ma musique.

Comment qualifierais-tu ton style musical ?

C’est du trap/rap mais un peu plus « wavy ». Quand tu écoutes ce qui se fait dans cette scène en Martinique, certains sons sont très durs.  J’essaie d’ajouter de la musicalité. Un peu comme Quavo, Future par exemple.

En parlant de Quavo et Future, dirais-tu que ce sont des influences ? En as-tu d’autres ?

Je pense que ce sont des influences oui. Il y en a d’autres comme Tupac ou Vybz Kartel. Pourtant je ne suis pas trop dancehall, mais j’écoute Vybz Kartel parce que quoi qu’il fasse, et peu importe sur quoi il va poser, il sera toujours au-dessus. En général j’aime bien suivre aussi tout ce qui sort des États-Unis, beaucoup plus que ce qui sort de France. Quand je compare je me dis qu’on est assez en retard par rapport à eux parce qu’on reste dans le même style, mais eux ils arrivent à varier constamment. J’essaye quand même de m’ouvrir a tout, j’écoute, souvent, aussi, des artistes qui ne font pas nécessairement beaucoup de vues mais qui ont la sauce.

J’ai remarqué que tu sors pas mal de clips, est-ce important pour toi de mettre des images sur ta musique ?

Oui c’est assez important. Si les gens ne peuvent pas voir ce que tu représentes, c’est plus compliqué de les faire accrocher. Mon premier clip on l’a publié en 2016 et il a eu un petit impact, donc maintenant on essaie d’en publier régulièrement.

La musique trap a souvent une mauvaise image, en tant qu’artiste trap qu’en penses-tu ?

C’est vrai qu’en Martinique ça a une mauvaise image parce que l’île est petite, donc les images se propagent vite et tout le monde ou presque se connaît. Mais quand on regarde en France, Niska chante « Shoot, balle dans la tête » (cf: Niska – Chasse à l’Homme) et personne ne dit rien. Dans ma musique je ne vais pas t’inciter à vendre de la drogue ou à tuer quelqu’un, mais plutôt à te flex.

Comment choisis-tu tes featurings ?

Pour la plupart, ce sont des gars avec qui je m’entends bien comme Vlady ou Dezigna. Mais en général tout dépend de si j’aime ce que tu fais ou non. Par exemple j’ai commencé à travailler avec Mercenaire qui m’a présenté Shin et on a fini par faire un son ensemble.

Y a-t-il des beatmakers ou artistes avec qui tu aimerais travailler ?

Là tout de suite pas vraiment. On fait déjà du bon travail avec mon équipe. Je travaille généralement avec des producteurs comme Dumbee et Jorks HD. J’ai récemment travaillé sur des projets avec des beatmakers locaux. Coming soon, on dira.

Que penses-tu de la scène trap actuelle de manière générale ?

Je pense qu’on a quand même du niveau, mais il faudrait varier les styles de trap. Mais comme je t’ai dit, j’écoute principalement ce qui vient des États-Unis donc je n’ai pas vraiment d’artiste local favori à part ceux avec qui je travaille déjà.

Si tu devais faire un top 3 de tes chansons, quel serait-il ? 

Ce serait : 1. Rempli Sac, 2. Pull Up On Them et 3. Carlin Isles

Tu as déjà sorti 2 projets : Jesus Mode et le dernier Cooking Like Curtis, peut-on s’attendre à un troisième bientôt ?

Oui on travaille dessus en ce moment donc ça ne va pas trop tarder. Sûrement à la fin de cette année ou au début de l’année 2018.

Comment te vois-tu musicalement dans 5 ans ? 10 ans ?

On fait en sorte de pouvoir durer et d’aller le plus loin que possible, mais pour être franc je pense que si dans quelques années ça ne fonctionne pas pour moi, je ne vais pas continuer. C’est beaucoup d’investissement en temps, donc si ça ne paie pas au bout d’un moment je ne veux pas être celui qui s’est obstiné à percer pour rien.

Aurais-tu un mot de la fin pour ceux qui voudraient eux aussi se lancer dans la musique ?

Lancez vous, soyez différents et ne vous contentez pas de faire comme les autres. Et aussi un gros big up a Caribbean Influencers et BricksEmpire. Gang gang.

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Merci à W.Bricks pour le temps qu’il nous a accordé. Nous lui souhaitons bon courage pour la suite de sa carrière musicale.

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