PriscaFwi – Le madras sur le devant de la scène

Prisca, créatrice de PriscaFwi

Valoriser sa culture en utilisant un tissu traditionnel dans la vie de tous les jours, c’est le pari que s’est lancé Prisca. Elle nous présente sa marque, PriscaFwi !

 

Bonjour Prisca, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Bonjour, je m’appelle Prisca, j’ai 22 ans, bientôt 23, je suis originaire de la Martinique de mes deux parents et je suis née et j’ai grandi en région parisienne.

Je suis étudiante en Master Entrepreneuriat et Management de Projet à l’IAE de Valenciennes, et je suis également entrepreneuse puisque j’ai créé mon entreprise en Février 2018.

Quel a été ton parcours avant d’être entrepreneuse ?

J’ai fait un DUT en Techniques de Commercialisation, puis un Bachelor en Commerce International à Montpellier, et maintenant je suis en première année de Master.

Pourrais-tu décrire ton entreprise ?

C’est une marque de prêt-à-porter et d’accessoires, qui s’inspire de la Caraïbe. L’idée est de proposer des produits funs, urbains et très modernes à partir du madras. Qu’on puisse le porter tous les jours.

En termes de structure je suis auto-entrepreneuse, donc je gère tout, toute seule. C’était l’organisation la plus simple pour me lancer et tester un peu le marché.

Quand as-tu eu l’idée de créer ton entreprise ?

Après mon Bachelor en 2016 j’ai pris une année off durant laquelle j’ai travaillé et voyagé. Je cherchais ce qui me plaisait. C’est là que je me suis rendu compte que les antilles avaient assez peu d’influence sur le plan de la mode. Le madras est très peu utilisé pour les vêtements de tous les jours. On le retrouve principalement dans les tenues traditionnelles et on le porte surtout lors de grands événements : mariage, baptême et même Carnaval ! Donc je me suis dit qu’il était temps d’utiliser le madras dans des tenues qu’on pourrait porter tous les jours. Ça  permettrait aussi de valoriser la culture, et de la montrer aux yeux de tout le monde. Ensuite c’est vraiment à la rentrée 2017 que j’ai fait les démarches pour la création d’entreprise avec l’aide de mes professeurs et de l’association étudiante de l’université de Valenciennes : le Hubhouse qui accompagne les jeunes porteurs de projet.

Quelles sont les difficultés que tu as pu rencontrer ?

Il y en a eu pas mal ! La première je dirais le financement, ensuite l’administratif qui est assez compliqué et enfin la relation avec les fournisseurs. Mais j’ai réussi à les surmonter donc tout va bien, je suis contente !

Comment as-tu financé ton projet ?

Pour financer j’ai économisé pendant pas mal de temps, j’ai également fait un prêt bancaire et j’ai reçu pas mal d’aide de ma famille. J’ai choisi de le faire seule mais il y a beaucoup d’organismes et dispositifs qui aident les jeunes. Il ne faut pas hésiter à se renseigner.

Comment vois-tu l’évolution en terme d’employés ?

Pour le moment je ne suis pas en mesure de prendre des salariés, mais j’aimerais bien que la structure s’agrandisse avec plutôt des associés qui pourraient m’apporter d’autres compétences. Pour le moment je fais tout sauf la réalisation que j’externalise.

Où sont réalisés tes produits justement ?

C’est moi qui imagine tous les produits, ensuite je fais appel à une modéliste qui va faire un prototype de ce que j’ai en tête. Puis, il y a l’atelier de confection qui va reproduire ce prototype en une plus ou moins grande quantité. Le siège de cet atelier est basé en Belgique, et leur petit atelier se situe au Maroc.

La première collection est-elle disponible ?

Elle est disponible depuis le 1er Mai ! Pour la première collection il y a un top, une jupe, et des accessoires. Chaque élément est décliné en plusieurs couleurs. On a du madras orange et rouge, du bleu et du fuchsia.

Comment peut-on s’en procurer ? En ventes physiques, sur internet ?

Pour le moment uniquement sur internet, je n’ai pas encore de site. Le premier lancement de la marque s’est fait sur instagram. Elle sera très prochainement disponible sur un marketplace en ligne. Par la suite, lorsque j’aurais plus de produits à proposer j’espère avoir mon propre siteweb. L’objectif également est de pouvoir proposer de temps en temps dans l’année les produits de manière “off line” sur des marchés afro-caribéens par exemple.

As-tu des influences, ou des inspirations dans le milieu de la mode ?

Je m’inspire de mon entourage, ou des personnes qui comme moi veulent valoriser la Caraïbe. Des blogueuses, des journalistes, des personnalités publiques ou encore des associations comme la Jeunesse Outre-Mer. Mon objectif est de proposer des produits accessibles, donc je ne m’inspire pas vraiment des défilés de mode, même si c’est quelque chose que j’aime bien.

Comment choisis-tu tes modèles photos ?

Pour le premier shooting photo j’ai voulu montrer un peu la diversité en termes de couleurs de peaux. À partir de là j’ai cherché dans mon entourage et sur Instagram. J’ai fait appel à une blogueuse qui s’appelle Frizzypoppins, la seconde personne c’est moi et la troisième personne est une amie.

Est-ce quelque chose d’important pour toi cette diversité ?

Oui, car dans les médias on a tendance à porter l’attention sur un certain type de personnes. Pour cette marque je tiens à ce que toute la population comme elle est soit représentée. Je voulais vraiment donner une image à laquelle tout le monde peut s’identifier. C’est vraiment quelque chose qui me tenait vraiment à coeur.

Quel serait ton objectif personnel à long terme ?

Je veux vraiment valoriser la Caraïbe. La création de la marque est un peu la première étape, mais j’ai pas mal de projets en tête qui demandent plus de temps et d’investissements, mais qui répondent toujours à cette problématique de mise en valeur.

Aurais-tu un conseil à donner aux futurs entrepreneurs ?

Créer une entreprise ça fait peur, ça demande du temps, de la réflexion mais c’est gratifiant et ça apporte une grande expérience donc je pense que ça vaut le coût. C’est une manière de rebooster l’économie, de valoriser ses propres talents. Il ne faut pas se sous-estimer et foncer, même si ça fait peur c’est faisable.

Retrouvez PriscaFwi sur les réseaux sociaux :

Instagram : @priscafwi

Merci à Prisca pour le temps qu’elle nous a accordé. Nous lui souhaitons bon courage pour la suite de son aventure !

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