Loris Bellay : l’Univers du mix par Dj Whyne

Loris est un jeune DJ martiniquais en pleine ascension et membre du collectif nommé Shendou Gang. Certains le connaissent sûrement déjà sous le nom de DJ Whyne, d’autres le découvriront peut-être. Voici son portrait:

Bonjour Loris, pourrais-tu te présenter à nos lecteurs? 

Bonjour à tous, je m’appelle Loris Bellay, j’ai 24 ans cette année, je suis étudiant en 2e année de licence informatique à Clermont-Ferrand où j’habite. Je suis DJ et passionné par le mix.

D’où te vient cette passion pour le mix? Quel était le point de départ? 

Tout est parti de certains DJs: Steff, Jeff que j’entendais mixer sur RCI et Gil que j’entendais sur le net. J’aimais bien écouter au départ puis j’ai découvert que mon père avait Virtual DJ sur son ordinateur donc j’ai essayé et c’est parti de là. Au fur et à mesure j’y ai pris goût et je m’y suis mis véritablement. Ces DJs m’ont inspiré et c’est grâce à eux si je suis dedans aujourd’hui.

As-tu eu d’autres inspirations? 

Oui il n’y a pas eu qu’eux. Il y a eu DJ Halan aussi et au fil du temps j’ai connu les Foxx-T, Tug, qui sont des exemples pour moi.

D’où te vient ton nom de scène? Je sais que Whyne n’est pas le premier *rires*

*rires* Donc mon premier nom, Laymix, c’est tout bête. Le “Lay” vient de la fin de mon nom de famille et “mix” parce que mix tout simplement. Après j’ai décidé de changer pour des raisons pratiques et ça a donné Whyne parce que je dansais beaucoup (ndlr: wine)  et du coup ça m’est venu à l’esprit. J’ai vérifié si personne n’avait ce nom là et je l’ai choisi.

As-tu eu des difficultés au début? Si oui, qu’as-tu fait pour les surmonter? 

Oui, au début je n’avais personne pour apprendre. Je pense que le côté autodidacte était difficile. Je ne pouvais me baser sur personne, j’ai dû apprendre Virtual DJ par moi-même à 14 ans et j’ai découvert que les DJs qui mixaient ne l’utilisaient pas. Si j’avais besoin d’infos je cherchais sur le logiciel ou internet. Après je n’avais pas de matériel, et il y a des choses impossibles à faire sans platines. J’ai fonctionné à l’ordinateur pendant.. *réfléchit* 4 à 5 ans, juste sur Virtual DJ avec l’ordinateur et la souris, et je scratchais avec la souris *rires*. J’ai ensuite acheté mes premières platines à 19 ans.

Qui dit difficultés dit peut-être moments difficiles, mais aussi joyeux si on les surmonte. Pourrais-tu citer un événement difficile et un vraiment positif? 

Franchement comme moments difficile… le plus dur c’est tout au long en fait, de se faire connaître et après maintenir la pression. Je pense que le plus compliqué c’est l’ascension. Tu es nouveau, on ne te prend pas forcément au sérieux. Mais je n’ai pas vraiment de moments durs qui m’ont marqué. Par contre moment super joyeux, c’était la Bacchanal 2016 (événement de Dousinn’ et MyKartel) parce que je me suis retrouvé sur un podium avec tous les DJs que j’admirais, sachant que l’année d’avant j’étais en train de les regarder depuis le public. Je pense que c’était le plus beau moment depuis que je mix. J’étais ému, tu vois qu’il y a une ambiance, un lien entre les DJs. On était tous sur les podiums, c’était la fin de l’événement et on s’amusait tous ensemble. Voir que je suis passé de spectateur à acteur d’une année à une autre, c’était super !

On voit que tu es sur de plus en plus d’événements, tu es de plus en plus écouté et suivi. Selon toi à quoi c’est dû et que penses-tu de ce succès grandissant?

Sachant que je m’acharne, je cherche toujours à me démarquer, faire des choses qu’on n’a jamais entendu. Donc je pense que ça joue, quand tu veux faire la différence on te remarque. Je mets un point d’honneur à toujours aller plus loin dans mon mix en général, pousser au max de mes capacités et apprendre de nouvelles choses donc je pense que ça paie à force. Et puis je ne suis pas quelqu’un de difficile, je peux parler avec n’importe qui dès qu’il y a un bon feeling, je suis sociable. Quand les gens voient qu’une personne qui a une “certaine” notoriété on va dire, est quand même assez accessible, reste simple et naturelle, les gens apprécient. Sur les réseaux je réponds à n’importe qui. Après pour moi ce n’est pas assez. Il faut évoluer constamment. Aujourd’hui ça se passe très bien et demain j’aimerais que ça soit encore mieux. Donc ça fait vraiment plaisir mais le chemin est encore très très très long.

Justement en parlant de nouveau public, il y a quelques jours on a appris que tu seras présent au All Day In Music Festival 2017 en Guadeloupe en Juillet en compagnie de DJ Sown. L’année dernière il y avait des artistes tels que DJ Snake, DJ Foxx-T, DJ Greg, DJ Endrixx, Mada House et la liste est longue, qu’est-ce que ça te fait d’être choisi pour représenter ton île aux côtés de ton acolyte? 

Surpris, un peu choqué que ça arrive aussi tôt. L’année dernière j’avais vu quand Foxx-T était parti, je me demandais quand mon tour viendrait et je ne pensais pas que ça me serait arrivé aussi tôt. C’est vraiment un honneur parce que tu es choisi parmi plusieurs DJs martiniquais. C’est un nouveau cap, tu vas en Guadeloupe mixer alors que tu es parti de ta chambre et tu te retrouves dans un festival où il y aura des milliers de personnes et en plus comme tu dis avec mon acolyte de toujours DJ Sown. Je pense que je ne réalise pas encore en fait.

Dans ton parcours il y a une étape importante, la formation du Shendou Gang. Pourrais-tu nous parler de ce collectif qui monte? 

Au départ Nelson (DJ Sown) et moi on formait le Magma Sound, ensuite on a connu le STK Sound avec Straik, Patchy, Loloy, Stanky et Creative et après on a connu Joupi. On a fait un groupe où on était 8, l’histoire a fait qu’on a fini par s’appeler Shendou Gang et à la base on était juste 8 potes. Aujourd’hui nous sommes 7 suite à la décision de Joupi d’arrêter le mix. Au début on a un peu déliré sur Twitter avec cette histoire de Shendou et ça a bien aidé, les gens ont commencé à voir qu’il y avait un groupe et ça a pris une ampleur inimaginable.

Pour finir, est-ce que tu aurais un conseil pour ceux qui voudraient suivre le même parcours que toi en tant que DJ?

Ne jamais abandonner, ne jamais baisser les bras car dans le milieu des DJs c’est difficile, il y en a énormément. Il y a des moments où tu sens que tu ne perces pas et tu peux te dire que tu ne vas pas réussir mais il faut se dire que tous ceux qui sont au sommet sont passés par là. Il faut travailler toujours très dur, montrer sa personnalité dans son mix et avoir une manière de mixer propre à soi. Il faut être unique.

Retrouvez l’actualité de DJ Whyne et du Shendou Gang ici: 

Facebook: Dj Whyne / Shendou Gang

Twitter: @DjWhyne / @ShendouGang

Instagram: Dj Whyne / Shendou Gang

Soundcloud: Dj Whyne / Shendou Gang

Nous tenons à remercier Loris pour le temps qu’il nous a accordé afin de répondre à nos questions et lui souhaitons bon courage pour la suite de sa carrière.

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