Lauwaart : L’art digital comme forme d’expression

À l’heure du tout digital, l’Art n’est pas en reste. Nous avons rencontré Frédérique, jeune artiste digitale martiniquaise, qui nous a parlé de sa passion qui est devenue son métier.

Bonjour, pourrais-tu te présenter à nos lecteurs ?

Bonjour, je suis Lauwaart, artiste digitale autodidacte de 23 ans, et résidant à Paris. Ancienne graphiste web designer, je me consacre aujourd’hui pleinement à mon activité qui est l’art.

D’où vient ton pseudo “Lauwaart” ? 

“Lau” parce que mon deuxième prénom c’est Lauriane, “wa” pour “wanakaera” qui est l’un des noms de la Martinique, et “art”.

Peux-tu nous raconter ton parcours ? 

J’ai obtenu un Bac L, ensuite j’ai pris une année sabbatique durant laquelle je suis partie à La Barbade où j’ai étudié dans une université afin d’améliorer mon anglais, et où j’ai également pu profiter du pays et découvrir sa culture. Après je suis retournée en Martinique pour préparer la suite de mes études, avant de partir à Paris pour faire un BTS Tourisme. Durant cette formation je me suis rendue compte que ce n’était pas vraiment ce qui m’intéressait. Du coup je me suis formée seule pendant 1 an au design graphique tout en cherchant une alternance dans ce secteur. J’ai été prise en Master 1 de Design Graphique à Paris, j’ai trouvé des alternances, mais je ne m’y sentais pas bien. J’ai donc décidé d’arrêter le Master et de faire les choses seule, comme j’en ai envie, mais tout en gardant une certaine cohérence. Depuis 2017 je suis donc à mon compte en tant qu’artiste et ça se passe plutôt bien ! *rires*

Qu’est-ce que le Design Graphique au juste ? 

En fait le design graphique c’est de la conception visuelle pure et simple. On a un message et on doit retranscrire ce message en utilisant des formes, des couleurs, des mots. Ça peut être à travers la conception de logo, création de flyers, le packaging des produits etc.

As-tu un style particulier ? 

Je n’ai pas encore réellement trouvé mon style. J’apprends de nouvelles choses tous les jours, je suis à la recherche de mon style. Quand on regarde mes illustrations, elles ont presque toutes un style différent. C’est un peu un long voyage pour le moment mais je ne suis pas encore arrivée à destination. Une particularité de mon travail serait les yeux blancs.

Y a-t-il une raison spéciale pour les yeux blancs ? 

En fait mon art évolue en même temps que moi. J’ai commencé à représenter l’oeil en blanc lors d’une période de remise en question, d’introspection et j’ai réalisé que les yeux nous permettent de voir l’extérieur, mais moi j’avais besoin de regarder à l’intérieur, donc j’ai tout simplement décidé d’enlever les yeux.

Es-tu inspirée par d’autres artistes ? Même d’autres domaines ? 

Oui tout à fait, je m’inspire de beaucoup d’artistes digitaux, mais pas seulement puisque je m’intéresse aussi à la peinture à l’aquarelle et à l’huile. Je m’inspire vraiment de tout au quotidien, de documentaires, de séries. D’une manière ou d’une autre ça se retranscrit toujours un peu dans ce que je réalise.

Quelles difficultés as-tu pu rencontrer en te mettant à ton compte ?

D’abord les démarches, parce que je ne savais pas vraiment où aller, quoi faire, ni dans quelle case me positionner et je me suis un peu perdue dans les recherches, appels téléphoniques etc. Ça a vraiment été la partie la plus agaçante. Encore aujourd’hui je dois en faire, et ça me demande pas mal de temps. Je pensais qu’en me mettant à mon compte j’aurais eu plus de temps pour me consacrer à mon art, mais ce n’est pas du tout le cas. Il faut faire de la communication alors que je ne suis vraiment pas douée ! *rires*. C’est beaucoup d’organisation, il faut avoir des nerfs d’acier et tenir parce qu’il y a des jours où l’envie et le moral n’y sont pas.

Est-ce gratifiant selon toi de travailler à son compte ?

Oui, car au final je fais ce que je veux, je fais un métier que j’aime et je suis épanouie, heureuse malgré les difficultés. Si je devais recommencer, je le ferais sans aucun problème. J’en apprends tous les jours donc c’est vraiment intéressant !

Tu communiques beaucoup sur tes réseaux sociaux, est-ce que ça t’est venu naturellement ? 

Au début quand j’ai appris le digital painting, j’utilisais les réseaux sociaux pour partager mon travail. Aujourd’hui c’est devenu un outil assez efficace pour se faire connaître et je l’ai mis au service de ce que je fais aujourd’hui. Je ne dirais pas que c’est forcé, mais il y a une part de travail au niveau de la communication qui me prend plus de temps qu’avant.

Utilises-tu d’autres outils de communication ? 

Mis à part les réseaux sociaux, je participe de manière assez récurrente à des salons, des expositions, il y a mon site internet sur lequel je vends des posters, tableaux, stickers. J’envisage également de proposer des journées atelier, mais ce ne sera pas dans l’immédiat. J’ai aussi commencé à poser des stickers “Lauwaart” dans les métros, les rues de Paris, pour susciter un peu la curiosité et atteindre ceux qui ne sont pas sur les réseaux sociaux. J’essaye également d’écrire un article tous les mois sur Tipee pour les personnes que ça intéresse d’apprendre le digital painting ou qui souhaitent en savoir plus, mais c’est réservé aux tipers.

As-tu eu l’occasion de travailler en collaboration avec des particuliers ou des entreprises ?

J’accepte des commissions de particuliers dans le but d’offrir des cadeaux par exemple. Ça permet à tout un chacun d’avoir un tableau unique. Actuellement j’ai un petit projet avec RAK, je réalise des illustrations pour eux. Ce n’est pas encore un projet fini, mais c’est à venir. Les gros projets avec des entreprises, c’est toujours intéressant mais il faut vraiment que le projet me parle, et il faut qu’il y ait des valeurs qui me ressemblent, sinon je sens que je ne me donne pas à fond. Il y a beaucoup de choses à prendre en compte.

En tant qu’artiste quel serait ton objectif à long terme ? 

Sur le long terme j’ai beaucoup d’idées et projets que je garde dans mon petit calepin. Mais j’aimerais réaliser un dessin animé destiné aux jeunes adultes. Ce sera vraiment sur le long terme car ça demande énormément de travail et de temps. Je cherche encore un équilibre, une stabilité, car la vie d’artiste n’est pas facile. D’ailleurs je tiens à remercier les gens qui m’aident sur Tipee, ils n’ont pas idée à quel point leur soutien m’aide !

Quel serait ton mot de fin pour les lecteurs ? 

J’ai envie de dire aux passionnés de ne pas s’arrêter, de vraiment prendre le temps de nourrir leur passion, ce qui les rend heureux. Ceux qui sont intéressés par l’art, il faut vraiment soutenir et encourager les artistes que vous aimez, ça fait la différence. J’ai des proches qui me soutiennent depuis le début même avec de simples mots et c’est vraiment un plus. De mon côté il y aura beaucoup de choses à venir cette année donc jetez juste un coup d’oeil quand vous avez le temps. Soutenez les artistes !

Retrouvez Lauwaart sur les réseaux sociaux, son site internet et sur Tipee :

Site internet : lauwaart.com

Tipee : tipee.com/lauwaart

Facebook : @lauwaart

Instagram : @lauwaart

Art Station : Lauwaart

Merci à Lauwaart pour le temps qu’elle nous a accordé. Elle sera en expo/vente à Paris le dimanche 18 Mars au Marché Afro-Caribéen. Nous lui souhaitons bon courage pour la suite de sa carrière !

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