Cheers Pariis : L’événementiel et les nouveaux talents

La promotion de talents peut prendre plusieurs formes. Eux, ont choisi l’organisation de soirées. Les membres de l’association Cheers Pariis vous présentent leur concept:

Bonjour l’équipe de Cheers Pariis ! Pourriez-vous présenter votre association à nos lecteurs?

Sébastien: Bonjour à tous, alors Cheers est une association qui est à l’initiative d’une bande d’amis et qui a été lancée en Décembre 2016.

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Sébastien

Pourquoi créer cette association?

Sébastien: À la base, il y a deux DJs dans notre groupe d’amis, DJ Bobol et DJ Hot Sauce et on avait envie de les entendre mixer, de les voir en soirée. Or, on sait que c’est assez compliqué de passer par la voie “normale” donc on s’est dit: “pourquoi ne pas créer notre propre opportunité?” et faire nous même ce qu’on attend des autres. On s’est lancé, la première édition a eu des retours positifs, ce qui nous a encouragés à continuer. Ça a été un déclic.

Laurie: Du coup, on s’est dit qu’il y avait peut-être d’autres personnes qui étaient dans le cas de nos amis et qui ne pouvaient pas mixer ailleurs. C’est de là qu’on a eu l’idée de faire mixer de nouveaux DJs pour les aider à se faire connaître.

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Laurie

D’où vient le nom “Cheers”? A-t-il une signification?

Morgan: C’est Babas (Sébastien) en fait. On cherchait un nom tous ensemble, sauf qu’il ne répondait pas sur le groupe donc on l’a mentionné. Il est arrivé, il a déposé “Cheers” et il est reparti, on l’a revu le lendemain ! *rires*

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Morgan

Sébastien: C’est vraiment le symbole de la convivialité, le “Cheers” c’est comme notre “tchin-tchin”, ça représente le champagne, la joie et c’est vraiment l’ambiance qu’on veut apporter dans nos soirées.

Luis: Pour être honnêtes, on n’a pas cherché longtemps, on raconte tellement de bêtises que c’était spontané ! *rires*

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Luis

Vous êtes donc plusieurs dans l’équipe, combien au total?

Sébastien: Nous sommes 7 dans l’association au total.

Quel est l’objectif de Cheers?

Morgan: Notre objectif c’est de mettre en avant des gens qui ont du talent mais qui n’ont pas forcément les opportunités de le montrer comme les DJs avec qui on travaille, notre photographe Swelly, mais également de travailler avec des talents qui ont déjà de l’expérience dans leur domaine comme les jeunes de Heartwork qui ont réalisé une vidéo de notre dernière soirée.

Luis: Cheers c’est un peu comme un centre de formation au football. L’expérience et la jeunesse ! *rires*

Sébastien: On veut vraiment mettre les talents de tout horizon en avant.

 

Il y a déjà pas mal d’organisations antillaises en France hexagonale. Est-ce que ça vous a effrayé de vous lancer dedans?

Sébastien: Dire que non ce serait mentir

Morgan: C’est clair ! *rires*

Sébastien: On sait à quel point c’est difficile, et on ne peut pas aller à l’encontre de ce que les gens veulent donc on a essayé d’écouter les envies du moment et de s’adapter. D’où les soirées en petit comité.

Luis: On sait que c’est compliqué de ramener des gens qui ne connaissent pas ceux qui vont se produire car en général ils aiment se retrouver dans ce qu’ils connaissent déjà. Et c’est justement en petit comité que les gens viendront une première fois, puis une deuxième et ça va se développer comme ça.

Selon vous quelle est la grosse différence entre vous et les autres organisations?

Morgan: Déjà les DJs, parce qu’on a commencé avec des DJs inconnus, maintenant on essaie d’avoir à chaque fois l’appui d’un DJ plus connu pour rassurer un peu le public qu’on cherche à viser. On l’a fait avec DJ Kos’D et on va travailler avec Dav’ pour celle du 29 Avril. On sait que quand tu fais une soirée, les DJs sont très importants. La deuxième différence c’est le nombre de personnes, c’est un retour très positif que l’on a. Il y a de l’espace, c’est convivial, les gens n’ont pas besoin de se chercher par sms “tu es où?” pendant 2 heures etc. *rires*

À l’heure actuelle êtes-vous satisfaits de votre évolution?

Laurie: Oui, même si on peut toujours mieux faire et on a de l’ambition !

Sébastien: On a toujours envie de plus mais pour le moment on a toujours évolué de soirée en soirée.

Quel est pour vous le plus gros challenge dans votre aventure?

Samantha: Trouver le lieu !

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Samantha

Sébastien: Qu’il soit adéquat pour le nombre de personnes

Morgan: Trouver le gérant qui voudra travailler avec nous, être crédibles auprès des partenaires, du public et la communication. Parce que c’est ce qui fait que tu as du monde dans ta soirée. Si on ne fait pas de communication, on n’aura jamais personne. Le bouche à oreilles va peut-être nous faire avoir une centaine de personnes mais pas 300-400.

Est-ce que vous avez rencontré une difficulté qui aurait pu vous faire baisser les bras?

Sébastien: L’intégrité de certains partenaires a parfois été douteuse. Certains comportements ont pu jouer sur notre moral mais on s’en est servi pour progresser et s’améliorer. On essaie de ne pas projeter nos difficultés sur l’ambiance de la soirée.

Morgan: Par exemple pour la Cheers Mask, on a perdu une salle à 15h alors que l’évènement commençait à 19h. On a été obligé de rebondir tout de suite, trouver un lieu, faire la communication. On se dit que certains ne sont peut-être pas venus à cause du changement de lieu, ça peut faire douter le public. Je pense que c’est le jour où on a douté le plus mais au final il y a eu plus de monde que prévu.

Et quelle est votre plus grande satisfaction pour le moment?

Samantha: C’est de voir qu’on évolue surtout.

 

Loic: On voit que les gens accrochent au concept, on a des gens qui viennent nous demander si on pense venir en Martinique par exemple !

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Loic

Laurie: Il y a aussi des gens qui ne se sont pas vus depuis longtemps qui se retrouvent dans une Cheers et ça fait plaisir de voir que les gens se retrouvent dans nos soirées.

Morgan: Ma plus grande satisfaction c’est de voir qu’à la dernière soirée il y avait une queue ! *rires*. Enfin, ce n’est pas le fait que les gens fassent la queue, mais ça montre qu’il y a beaucoup de personnes qui s’intéressent au projet.

Samantha: Et d’entendre les gens crier ! *rires*

Luis: Personnellement c’est de voir que les gens retiennent les noms des nouveaux DJs, l’objectif de base est respecté.

Pour la soirée du 29 Avril, vous êtes en partenariat avec Bakfull, comment s’est-il mis en place?

Morgan: J’ai vu l’interview sur Caribbean Influencers et j’ai remarqué que sur la période du carnaval ils avaient beaucoup de partenariats en Martinique ou en France, donc on s’est dit “pourquoi pas nous?”. Ensuite j’ai rencontré Ronald grâce à toi justement et le lien s’est fait rapidement, puisque c’est un jeune comme nous, qui entreprend des choses pour la communauté et il a été très sympathique. Il a adhéré au concept, il est venu voir comment ça se passait pendant la Cheers Exception et le partenariat s’est fait.

Quels sont vos objectifs à long terme? Comment imaginez-vous une Cheers dans 10 ans? 

Samantha: On voudrait être la référence pour faire découvrir de nouveaux DJs, que les gens viennent à la Cheers, découvrent des nouveaux DJs et apprécient autre chose que ce qu’ils connaissent déjà. Je pense que ce sera une grande fierté.

Loic: Ce serait une grande satisfaction d’entendre des DJs qu’on a fait découvrir, se produire dans de grands évènements, que ce soit en France ou dans la Caraïbe.

Sébastien: On aimerait aussi exporter notre concept. Pour l’instant on est à Paris mais dans 10 ans on aimerait faire des évènements dans d’autres villes et en Martinique bien sûr ! *rires*

Morgan: On propose aussi une sorte de “service après-vente”, c’est à dire que le DJ qui vient mixer à la Cheers, on ne l’oublie pas après. On discute aussi après l’évènement. Par exemple DJ Plumix qui a mixé à la Cheers Mask, a sorti un mix récemment et on a participé à sa communication. Je pense que ça fait plaisir aux DJs, on leur dit toujours qu’ils ont fait une Cheers mais que ce n’est pas fini. Qui sait, un jour on va peut-être faire une soirée avec tous ceux qui ont mixé pour nous !

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Yohan

En parlant de communication, vous êtes très présents sur Twitter par exemple. Cette proximité avec le public rentre également dans le concept?– Luis: Tout passe par les réseaux de nos jours, c’est indéniable !

Sébastien: Pour moi, la réussite d’une soirée passe par l’écoute du public. Il faut savoir ce que le public veut et tu sais si ta soirée plaît ou non sur les réseaux sociaux dont Twitter. D’où le hashtag “#ALaCheersJeVeux” qui permet au public de nous dire ce qu’il veut entendre et là les DJs vont devoir tout mettre en oeuvre pour satisfaire le public ! *rires*

Morgan: D’ailleurs ce hashtag peut durer dans le temps. Si tu sais que tu iras à la Cheers et que tu as une idée de son, tu peux nous la transmettre. Je fais une liste que je transmets aux DJs qui feront leur maximum pour passer les sons demandés.

Un mot de la fin?

Morgan: Il faut que les gens comprennent que le concept est fait par nous mais aussi par les gens du public. Sans eux, il ne pourra pas prospérer. On veut interagir avec eux que ce soit sur Twitter, Facebook, Instagram ou même par téléphone pour ceux qui ont nos numéros !

Sébastien: C’est valable pour les bonnes comme les mauvaises critiques. On les prend et on s’en sert pour s’améliorer, ça nous aide beaucoup.

Loic: On n’est au dessus de personne, on nous demande des choses et on répond. C’est important que les gens sachent qu’on est proche d’eux.

Luis: On s’engage à répondre dans les 48 heures ! *rires*

Samantha: Cheersment vôtre !

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Merci à l’équipe de Cheers Paris d’avoir répondu à nos questions, ainsi que pour le temps qu’ils nous ont accordé. Nous souhaitons bon courage à toute l’équipe pour la suite de leur aventure. 

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